|
|
C'est
ainsi que tout à commencé!
Le départ d'une très longue histoire...
....qui n'en finit pas.
Le 17
janvier 1917, s'éteignait l'acteur principal d'une histoire qui intrigua
le voisinage donna quelque préoccupation à l'autorité diocésaine et
sombra dans l'oubli, ensevelie dans la tourment de la première guerre
mondiale.
En 1955, les hasards d'une promenade conduisirent un petit groupe d'amis
membres de la Société des Arts et Sciences de Carcassonne jusqu'au
pittoresque village de Rennes-le-Château.
Héritier du domaine de l'abbé Bérenger Saunière, l'industrieux
hôtelier avait depuis longtemps orienté la curiosité des visiteurs. Les
bâtisses que l'on y pouvait admirer, le train de vie notoirement
fastueux de leur constructeur ne pouvaient s'expliquer que par la
découverte d'un somptueux trésor, d'ailleurs non encore épuisé. Sur la
bonne foi de souvenirs de quelques contemporains, il y en avait encore à
cette époque, ce petit groupe entreprit quelques recherches dont les
maigres résultats confirmèrent la fragilité des témoignages. Les choses
en seraient probablement restées là si la presse, n'avait révélé, au
plan national, le site et sa légende. Il faut dire que le terrain était
propice et le climat favorable. André Malraux alors Ministre des
Affaires Culturelles avait subventionné, sur un "lieu à trésor"
similaire, des fouilles qui avaient fait grand bruit si mêmes elles
avaient piteusement échoué.
C'est dans ce contexte qu'apparut le premier livre de Gérard de Sède,
dédié à "L'or de Rennes". L'ouvrage obtint un bon succès de librairie et
contribua à diffuser l'histoire de Rennes dans les diverses couches de
la société. L'auteur qui ne manquait pas d'imagination donnait à penser
que seul, un simple d'esprit pouvait faire sienne l'explication
"officielle" de la bonne fortune de l'abbé Saunière. Cette position
officielle, basée sur une série d'actes archivés, qui était celle de la
Hiérarchie, était évidemment connue d'un membre éminent de la Société
des Arts et Sciences de Carcassonne, Monseigneur Boyer. Lassée de ce
qu'elle estimait un étalage d'affabulation ou d'interprétations
tendancieuses et désireux de rétablir la vérité, la Société demanda à un
membre actif de la dite société, Monsieur René Descadeillas, jouissant
d'une réputation bien établie d'historien, Directeur de la Bibliothèque
Municipale de Carcassonne, d'entreprendre une étude sur les données
historiques de l'affaire. En sa qualité de Directeur de la Bibliothèque
Municipale celui-ci avait de larges possibilités d'information dans les
milieux les plus divers, voire les plus fermés.
C'est ainsi que naquit
l'ouvrage la "Mythologie du Trésor de Rennes". Ouvrage essentiellement
basé sur la critique des écrits, interprétations et témoignages produits
par l'auteur de "L'or de Rennes".
Ce dernier ne pouvait rester
indifférent et cette parution servie par une documentation très sûre.
Il répliqua par une plaquette largement diffusée dénonçant les lacunes
de la "Mythologie" et les non moins sévères insuffisances de son auteur.
En 1982: parution de "L'énigme Sacrée"
L'étonnant message de trois Anglais
En
1982, trois écrivains anglais, Michaël Baigent, Richard Leigt et Henry
Lincoln refont la quête du graal, non pas comme des chevaliers sur leur
palefrois, mais en menant une implacable enquête à la recherche de la
véritable signification de messages perdus aux quatre coins de
l'Antiquité et du Moyen Age.
Dans leur ouvrage ils vont formuler de fascinantes hypothèses, apportant
une explication inédite à de nombreux et obscurs aspects de la face
cachée de notre histoire et de la civilisation Judéo-Chrétienne.
Ouvrage qui très rapidement va devenir un best-seller, tiré a plus de
deux millions d'exemplaires, traduit en treize langues; "L'énigme
Sacrée" va susciter les réactions et les controverses les plus vives et
ne peut laisser personne indifférent.
Qui sont ces trois co-auteurs? Trois Anglais qui ont potassé un sujet
bien de chez nous: l'énigme de Rennes-le-Château. Certes pas une banale
histoire de trésor qui, au demeurant, n'intéresse guère les auteurs et
surtout pas Henry Lincoln, car le "trésor de Rennes"…c'est son bouquin.
es de notre civilisation.
|
L'hôtelier Noël Corbu et le journaliste à la Dépêche du Midi, Albert
Salamon, à Rennes-le-Château en décembre 1955, auteur des articles des
12-13 et 14 janvier 1956




La guerre était ouverte... et durerait sans doute encore aujourd'hui, si
ces deux auteurs étaient de ce monde. Mais l'impulsion était donnée.
Émergeant de centaines d'articles et autres productions, de nombreux
livres reprirent le sujet sous les éclairages les plus variés et parfois
les plus inattendus.
Du roman d'espionnage à la bande dessinée,
l'histoire singulière de l'abbé Saunière demeure d'actualité, et on
peut, chez le lecteur d'aujourd'hui, comprendre une certaine perplexité
devant les horizons insoupçonnés déclenchés par une minuscule page de la
vie et de l'histoire du Razès.
Il a d'ailleurs consacré deux films sur ce sujet pour la
BBC et c'est peut-être de là qu'est partie l'idée de cette passionnante
enquête sur les aspects occultes de notre civilisation.
Et voilà que ces trois mêmes auteurs reviennent sur le devant de la
scène quelques années après avec "Le Message" apportant de nouvelles
lumières sur le rôle historique de Jésus, l'évolution du christianisme,
la survie de la dynastie mérovingienne, la découverte de mystérieux
parchemins de l'église de Rennes-le-Château.
Avec ce livre on baigne en plein dans les sociétés secrètes: Prieuré de
Sion, les Chevaliers de l'ordre de Malte, le Vatican, la loge P2, la
C.I.A, dans les milieux politiques et hauts dignitaires de l'Etat et de
la finance etc..
Décidément Rennes-le-Château nous emmène bien loin.
Légende photo: Henry Lincoln co-auteur de l'Enigme Sacrée et Le
Message, dans les jardins de l'Hôtel du Donjon à la Cité lors de la
parution de "Le Message"
André Galaup
|