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QUAND L'ARCHÉOLOGIE
NOUS
ENTRAÎNE SUR
LES SENTIERS DE L'HISTOIRE
N'est ce pas en examinant les vestiges des civilisations
passées, que l'on fait connaissance avec ceux qui au cours des
siècles, vivaient et occupaient notre terre,?
Que nous ont-elles laissé de leur passage? Pour remonter le temps et
savoir, nous avons fait appel au limouxin, le Docteur en Archéologie Guy
RANCOULE, éminent spécialiste de la période de l'Age de fer (de 700 ans
Av JC au début de notre ère).
Qu'a-t-on trouvé, écrit et dit depuis le début du XIX eme siècle et que
sait-on aujourd'hui?
A toutes ces questions, M.Guy Rancoule a bien voulu nous y répondre et
nous dévoiler le fruit des très nombreuses recherches et découvertes
archéologiques officielles effectués sur ce vaste
plateau de Rennes par toute une équipe d'archéologues locaux et
régionaux, à qui l'Association pour le Préservation de l'Ame de
Rennes-le Château tient à leur rendre hommage et les en remercier.
Alors que depuis plus d'un demi siècle, on
s'interroge et on développe une multitude de théories à base
d'événements extraordinaires, des réapparitions de personnages
bibliques ou royaux, de considérations théosophiques et idées
indéfiniment triturés sur un hypothétique trésor découvert par le curé
Saunière, nous verrons que ce trésor n'est pas celui que certains
cherchent, mais qu'il est bien plus important, car il nous apporte la
preuve que dans cette petite partie du Razès l'histoire s'écrit
avec un grand H. Et là, est le trésor de Rennes et de ses environs.
Rennes et ses environs furent
occupés de
la fin de l'empire romain au haut moyen âge
L'agglomération de Rennes
Rennes-le-Château, qui s'élève à l'extrémité nord-ouest d'un vaste
plateau, est le modèle du site perché médiéval. Il occupe une éminence
rocheuse, d’où on contrôle un important carrefour entre les chemins
longeant le cours de l'Aude et celui venant des Hautes-Corbières. Même
s’il ne subsiste guère de vestiges architecturaux conservés, il est hors
de doute que cet emplacement est celui de l’ancienne Rhedae, site perché
fortifié du moyen âge, historiquement important par sa position clé et
son importance stratégique.
A partir du 8e siècle, il a donné son nom au vaste pays qui l'entoure :
le pagus Redensis, devenu ensuite comté de Razès. La commune s’étend
essentiellement sur la partie supérieure de la colline, au sud, sur une
grande partie du vaste plateau du Lauzet et de part et d’autre du
versant qui surplombe le cours supérieur du ruisseau de Couleurs. Si les
rives du ruisseau constituent certainement un accès direct vers l’Aude,
la réalité d’une voie antique : le Cami-Roumiou comme nous le décrit
le Docteur Courrent, traversant le plateau du nord au sud, qui aurait
directement relié le Limouxin aux Pyrénées, celà, reste cependant à démontrer.
L'historique des recherches.
Louis Fédié est le premier à souligner
l’importance historique de Rennes-le-Château et consacre une partie de
son travail à décrire une vaste agglomération d’époque wisigothique, qui
aurait occupé, non seulement l’emplacement du village actuel, mais aussi
une large partie du plateau, jusqu’à la colline du Casteillas. Son
hypothèse fut souvent reprise et développée sans discussion, par les
auteurs postérieurs, mais, pour l’instant, outre la rareté des données
historiques, silence total des sources écrites. L'analyse objective des
photos aériennes et des indices pédologiques, s’ajoutent à une absence
quasi totale de matériaux archéologiques datés de cette époque. Raymond
Lizop, dans son ouvrage sur les origines du peuplement gaulois et
gallo-romain dans la Haute-Vallée de l’Aude, utilise et commente
diverses sources antiques, les applique à ce territoire, mais sans
tenter davantage de les recouper plus précisément. Les études plus
récentes de Brigitte Lescure et Jean Fourié, concernent essentiellement
la réoccupation tardive et l’histoire médiévale et moderne.
Si le site, son territoire et son passé, vrai ou supposé, ont été,
depuis, évoqués dans de nombreuses publications, peu d’intérêt a été
accordé au recensement, à l’identification scientifique, à la
localisation et à la datation de vestiges archéologiques bien définis,
la connaissance et quantification des occupations successives du
territoire de Rennes-le-Château repose, en très grande partie, sur des
trouvailles fortuites, souvent anciennes, sur les prospections
systématiques, menées autour du village et sur l’ensemble du plateau,
dans la deuxième moitié du XX eme siècle.
L'époque pré et protohistorique
Sur le plateau de Rennes-le-Château l'on
recense une dense présence aux époques pré et protohistorique, abris et
habitat de plein air du néolithique, du chalcolithique, du Bronze
ancien, moyen et final, des grottes sépulcrales. On y a recueilli des
céramiques et des objets en relation avec ces mêmes périodes, et localisé
une occupation dispersée des âges du Bronze et du Fer sur divers points
du plateau.
La présence d'un oppidum sur l’emplacement du village actuel, écartée
par L. Fédié, est quant a elle admise par des auteurs postérieurs, mais
longtemps restée sans références archéologiques, ce n’est que récemment
qu’ont été observés, dans le village actuel, des preuves de présence
d’un habitat groupé du début du 1er âge du Fer.
Des vestiges concernant l’époque romaine républicaine, jalonnent de
nombreux endroits du plateau, par contre, ceux attribuables à la période
impériale y paraissent pour l’instant rares, surtout localisés sur les
pentes septentrionales de la colline et dans la vallée.
Les lieux dits et les
découvertes
Dans le bois du Lauzet : De cette zone du
plateau, proviennent deux haches plates et une hache de bronze à
ailerons, une pointe de flèche à pédoncule renflé du début du premier
âge du Fer. Dans la partie méridionale, les prospections ont mis en
évidence de multiples indices d’une occupation dispersée, notamment des
céramiques modelées attribuables à ces mêmes périodes. Sur plusieurs
points, on relève une présence rurale à l’époque romaine républicaine :
amphores italiques, céramiques gauloises..
A la fontaine des Quatre-Ritous, au sud du plateau du Lauzet, une flèche
de bronze à pédoncule renflé, ainsi que des vestiges d’époque
républicaine.
Au Lagastous, au sud et sud-est du village, sur un périmètre d’environ
3 km, on note la présence d’amphores italiques, de céramique tournée
celtique et de meules rotatives en basalte .
A Pech de l’Ouliou et Les Jendous, on a recueilli des meules à va et
vient, en grès et en granit, de la céramique modelée de l’âge du Fer .
Au Sarrat de la Roque, vaste espace aujourd’hui inculte, qui s’étend au
sud-est du village, vers 1990, a été fortuitement mise au jour une tombe
à incinération du début du 1er âge du Fer. Le loculus, creusé dans la
roche affleurante, contenait trois vases en céramique modelée : le
premier abritait des restes humains calcinés, une coupe tronconique
servant probablement de couvercle, ils étaient accompagnés d’une
coupelle hémisphérique et de divers objets en bronze passés au feu : un
anneau et de fines tiges, un fragment de grande épingle terminée par un
anneau, une vingtaine de boutons à bélière et une boucle de ceinture
ajourée, à un seul crochet.
Sur la rive gauche du ruisseau de
Couleurs et dans l’abri sous roche appelé Grotte de la Madeleine, de la
céramique modelée protohistorique. Sur plusieurs points de ce versant
occidental du territoire de la commune, de multiples traces d’occupation
dispersée de la fin de l’âge du Fer et de l’époque romaine républicaine,
plus nombreuses sur les rives du ruisseau, point de passage facile vers
la plaine riveraine de l’Aude. C’est essentiellement dans cette zone
qu’ont été recueillies des monnaies antérieures à l’époque impériale ;
parmi celles-ci, une très ancienne frappe d’argent ampuritaine du 4eme
siècle av. J.C., une dizaine de monnaies gauloises à la croix, dont deux
oboles, des petits bronzes de Marseille, deux as romains républicains à
l’effigie de Janus, des émissions languedociennes et hispaniques à
légendes ibériques
.jpg)
Étranges ces plombs sous forme de livre et ces
semblants d'écritures.
Rennes historique
Du VIII eme siècle à nos jours
C'est vers la fin du VIII eme siècle que le nom de Redae apparaît pour
la première fois dans les textes. En 798, dans un poème de Théodulphe?
Evêque d'Orleans, missi dominici envoyé par Charlemagne dans le
midi de la Gaule ("inde revidentes te, carcasona, rhedasque, menibus
inferimus nos, cito narbo tuis….")
En 788 et 791, est fait mention du "Pagus Redensis" (Gallia Christina et
Histoire Générale du Languedoc, tome 1 page 905). L'appellation "Pays de
Razès" désigne à ce moment un vaste territoire, dépendant de l'Evêché de
Narbonne qui s'étendait entre Saint-Martin Lys et Cailhavel, englobant
les actuels cantons de Limoux, Quillan, Couiza, Alaigne, plus une partie
du territoire de Saint-Hilaire et de Fanjeaux.
Charlemagne désirait subdiviser le vaste territoire constituant la
Septimanie en unités plus petites et mieux définies. Une définition plus
précise du Razès carolingien pourrait correspondre au renouveau du
peuplement régional, qui se dessine avant la fin du VIII eme siècle.
Vers les années 778-782, s'installent dans notre région des "aprisionnaires",
familles de réfugiés chassés d'Espagne par les Sarrazins. On leur
attribue des propriétés à la seule condition de les travailler pendant
plus de trente ans.
Nous pouvons dire qu'à cette époque le "Pagus Redensis" a une relation
directe avec l'agglomération. La démarche est identique dans le cas du
Lauraguais, avec Laurac-le-Grand, celui du Minervois avec Minerve, mais
cela n'implique pas comme ce fut le cas pour les lieux pré cités que
Redae fut à ce moment une "ville". Dans les trois cas, ce sont des sites
qui occupent une position géographique et topographique particulière, de
simples postes militaires.
A la fin du IX eme siècle, se constitue une entité bien plus vaste: le
"comté de Rhedez" (Comitatus Redensis, 870-873) qui comprend outre le
pays de Razès, le Fenouillèdes, le Pays de Sault, le Capcir, le Donnezan,
Le Peyreperthuses, le Termenés et le Conflent.
Guillaume Bera, puis Bernard, en furent les comtes entre 790 et 844,
mais elle va rapidement se dissocier.
L'historien Jean Fourié reconnaît que, dés 881, l'importance de la ville
de Limoux devient prépondérante et n'accorde à Rennes qu'un petit
demi-siècle des prééminences. Si le site perché conserve un intérêt
stratégique incontestable, le haut Razès ne peut soutenir la concurrence
avec le bas Razès, qui lui est bien plus riche sur le plan agricole et
compte des localités , des abbayes plus solidement implantées et déjà
développées.
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Au lieu-dit Les Bals, nous trouvons des
traces de présence diffuse, probablement agricole, à la fin du 2e âge du
Fer.
Près du hameau de Pailhères : épandage de débris d’amphores d’époque
républicaine.
A Capia est mentionnée la découverte de vestiges
« gallo-romains », associés à des scories de bronze considérées comme
antiques.
La Nécropole méridionale
. Sur la partie supérieure du versant
méridional de la butte sur laquelle est édifié le village, une nécropole
à inhumation a été recoupée lors des travaux d’établissement du nouveau
chemin d’accès, en 1905. Lors d’un compte rendu d’excursion de la
Société d’études scientifiques, en août 1908, le rapporteur, Mr Tisseyre,
décrit « un ossuaire qui a plusieurs centaines de mètres, les squelettes
sont couchés et superposés sur six ou huit couches, orientés est-ouest,
on y a recueilli deux boucles d’oreilles en bronze ».
On situe cette nécropole dans la boucle formée par l’actuelle route, à
une centaine de mètres en contre bas de l’agglomération. S’il n’y a
aucune raison de douter de la réalité de l’observation, confirmée par de
nombreux témoins, l’étendue et surtout la continuité du gisement a pu
être surestimée, l’apparente superposition des corps résultant de leur
étagement sur la pente, en l’absence de toute observation postérieure,
il a été impossible d’en situer plus précisément les limites et de dater
ces sépultures : fin de l’Antiquité ou moyen âge ?
Las Rodas, ou Camp de las Rodas, au dessus de la ferme des
Labadous, à la base du même versant méridional, l'on trouve des amphores
et « boucles de ceinture barbares » On y a parfois localisé,
apparemment en raison du toponyme, la découverte des roues de char en
bronze (faite sur la commune de Fa), plus tard celle d’autres
objets comme le « timon » de bronze, en réalité un bras de balance
romaine, qui pourrait éventuellement être attribué à la localité, car il
est dit avoir été acheté à Limoux, en 1804 « à un paysan des environs de
Rennes » .
Roquefumade, en limite de la commune de Couiza, à
plusieurs centaines de mètres au nord ouest de l’agglomération
médiévale, L. Fédié signale plusieurs inhumations en coffre de dalles,
considérées par lui comme « wisigothiques » . La présence d’autres
tombes, autour d’un promontoire rocheux, a été observée plus récemment
dans la même direction, à mi distance entre le point précédent et le
village ; c’est certainement à elles que L. Fédié fait allusion au sujet
de la présence de restes humains, au lieu-dit : La Capello .
Le Pas du Loup, à l’est du village, à 1 km environ du
carrefour du CD. 52 avec le chemin de Jaffus, près du croisement entre
ce dernier et l’ancien chemin de Coustaussa, a été depuis longtemps
localisé un autre groupe de tombes, d’importance indéterminée. Dans les
années 1970, on y voyait encore quelques squelettes d’adultes et
d’enfants mal conservés, apparemment inhumés en pleine terre, orientés
est-ouest. A proximité de quelques blocs de pierre taillée. Sur la foi
de traditions locales (lieu d’une bataille…), cette petite nécropole a
d’abord été considérée comme médiévale, mais la présence dans une tombe
d’une épingle à double crochet, en bronze, permet de l’attribuer, au
moins en partie, à l’époque tardo-romaine .
Les découvertes dans le village.
Lieu-dit : « Château Valent ».
Sur cet ancien accès oriental à l’agglomération, quelques vestiges
d’époque impériale ont été signalés. H. Fons-Lamothe, dans ses notes
inédites, évoque la découverte de quelques céramiques et monnaies
« gallo-romaines », sans les décrire et les localiser précisément.
Près de la façade orientale du château actuel, daté du bas moyen-âge,
on a recueilli des vestiges semblables, mais comme les précédents
aujourd’hui perdus ou dispersés.
Parking sud-est et terrasses méridionales. En bordure sud-est du
village actuel, des travaux de viabilité ont mis au jour des débris
d’amphores italiques, au dessous, ont été recoupées plusieurs fosses de
forme irrégulière, qui contenaient, sous une couche de blocs de grès,
des restes de faune, des cendres, des débris de structures de cuisson en
torchis, associés à des poteries non tournées. A l’ouest, à flanc de
talus, sensiblement au même niveau que les structures précédentes, sur
une dizaine de mètres de nombreux tessons indique un habitat groupé du
1er âge du Fer.
Villa Béthanie. En 1996, une tranchée d'assainissement
pratiquée dans le jardin attenant, secteur le plus élevé du village, a
montré, sous une première couche contenant du mobilier tardif remanié
par des sépultures médiévales, la présence d’un niveau d’occupation des
2eme et 1er siècle av. J.C., qui a livré des fragments d’amphores
italiques, de coupes à vernis noir campaniennes, de la céramique tournée
gauloise de tradition celtique, dont une coupe et un vase ovoïde,
associés à un bronze narbonnais à légende ibérique. Dans la mince couche
de terre, a été recueilli des tessons indigènes, de la céramique à pâte
claire de type ibéro-languedocien, ainsi que deux fragments d'une coupe
grecque à vernis noir unie, à pied bas, d’origine attique, ces derniers
éléments attestant d’une présence, dont il reste à définir l’importance,
vers la fin du 5eme siècle. av. J.C.
Eglise Sainte Marie-Madeleine.
Dans cet édifice roman, fut dégagé au début du XXeme siècle, un support
d'autel ancien . Ce pilier carré, en grès, partiellement retaillé à une
époque indéterminée pour servir de socle de croix, était décoré sur la
face principale d'une croix pattée, accostée de l'alpha et de l'oméga,
sur les deux côtés d’un entrelacs. Dans les deux cas, le style rappelle
des décors connus autour de Narbonne aux 7eme et 8eme siècles, mais qui
ont pu perdurer. Dans l’église, on y a récemment récupéré un chapiteau
en marbre blanc assez érodé, à décor de grappes et de feuilles d’acanthe
de même style, qui avait servi de bénitier. Outre les cimetières
associés à cette église, dans la partie centrale du village ont été
signalées des sépultures à inhumation isolées, le plus souvent sans
mobilier.
Falaise occidentale. A la base ouest de la plate forme
rocheuse qui supporte le village, dans une faille entre grès et marne,
Auguste Fons, habitant de Rennes, découvrit en 1902 « une couche de deux
mètres d'épaisseur de squelettes ». Ce dépôt funéraire fut d’abord
considéré comme d’époque antique, mais la mise au jour par Antoine.
Fages, en janvier 1928, de silex taillés, d’une flèche en cristal de
roche, d’un vase modelé à fond arrondi, comme la position contractée des
corps, amena ce dernier à le considérer comme une tombe collective
préhistorique, de la fin du néolithique ou du Bronze ancien.
Ancienne carrière.
A flanc de pente, au sud-ouest de l’éminence supportant le village,
parmi de nombreux déblais et déchets de taille de pierre locale, ont été
recueillis quelques tessons d’époque impériale tardive et une bague en
métal. On signale deux petites monnaies de bronze constantiniennes qui
proviendraient de cette même zone.
Avec ces découvertes, ne peut-on pas affirmer que Rennes, tout en ayant son histoire propre, reste, sur le
plan archéologique, un village audois comme il y en a
tant d'autres, mais est loin d'être un désert archéologique.

Limoux en constitue l'agglomération principale tout
au moins sur le plan économique, nous avons alors un Razès plus moderne
avec des localités telles que Cépie, Alet et Alaigne dont les seigneurs
d'Alaigne et Routier se disent vicontes aux X et XI eme siècles.
Rennes au Haut Moyen-Age
Comment imaginer l'organisation de l'agglomération de Rennes au
haut moyen-âge? Mis à part la Cité de Carcassonne construite à l'époque
romaine et fortifiée, on ne peut imaginer que Rennes possédait une
enceinte fortifiée.
Ce n'est qu'en 813 qu'est cité "in castello Reddes" qui confirme la
présence d'une maison forte, en grande partie protégée par la falaise
naturelle existante sur le côté oriental, plus accessible, on devine
l'emplacement d'un fossé. Ce fort ou tour de pierre ou de bois était
entouré de quelques dizaines de maisons en torchis.
Les châteaux
En l'an 1002, le site est qualifié de :"Castellum de Rhedae", il
possède alors un véritable château. Redezs en 1068, Rhedez en 1070,
Reddae en 1125, Castel de Redas en 1130. Jamais cependant le mot de
castrum qui signifie une agglomération fortifiée n'est utilisé.
Brigitte Lescure nous dit qu'il existe des vestiges de fortifications
qui protégeaient le village au XII eme siècle: un bastion, dit "Castel
de Valent" (ou de Lebant: château du Levant?)
A partir du XI eme et XII eme siècles, les châteaux de Rennes et de
Blanchefort sont souvent associés dans l'histoire.
Au XV eme siècle, Rennes est encore siège de baronnie. L'enceinte et le
premier château sont en mauvais état, suite aux croisades et au manque
d'entretien.
Il est fort probable que les bâtiments médiévaux ruinés ont servi de
carrière pour construire le nouveau château. Un édifice encore imposant,
de plan carré, avec quatre tours d'angle et des fenêtres à meneaux,
édifié par les Voisins. Il passa ensuite, par héritages, aux joyeuses,
puis aux Hautpoul. Après la Révolution il fut acheté par les frères
Dalbiés puis par les Fatin.
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