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L'oeuvre de Saunière
Le domaine:
Le jardin de la Vierge
Démontage du pilier
 



La copie du pilier.
L'original se trouve au musée

 

 


 

 

 

 

         Dépose du pilier du jardin de la vierge
              le 29 mai 1993 en présence de
          MM Pujol (Maire), Alain Chatillon,
                Henri Fatin, Marcel Captier.

     


                Origine de l'église de Rennes

            Lorsque Saunière découvre ce pilier dans l'église, celui-ci soutient la table d'autel. Les dessins usés par le temps, il décide de faire retracer les contours et les accentuer et y fit graver la dédicace: " Mission 1891" et le fit placer à l'envers dans le jardin.
Louis Fédié (Notice historique sur les comtes de Razès) nous dit que Rennes, dés l'époque wisigothique, possédait deux églises, l'une dédiée à Sainte Marie, l'autre à Saint Jean Baptiste.
Nous voulons croire Fédié, mais où a-t-il puisé ses sources?
  La mémoire collective du village nous parle d'une présence attestée en 1754 en ces termes: "église ruinée, sous le vocable de Saint-Pierre" et d'une église  primitive qui se trouvait autrefois à l'entrée du village, du côté du château et que la croix qui la situait à l'entrée du village a été déplacée pour le passage de la route actuelle.
  Concernant l'existence d'un édifice du culte qui serait antérieur  à l'an 1000  le seul indice possible pourrait être fourni par la découverte, en réemploi, dans l'actuelle église Sainte Marie-Madeleine d'un pilier d'autel décoré sur la face centrale d'une croix pattée et bouletée accostée de l'alpha et l'oméga et sur les côtés d'entrelacs classiques.
En Languedoc occidental, l'image de la croix processionnelle à branches égales est régulièrement associée aux édifices religieux cités à l'époque carolingienne. Nous trouvons prés de Limoux, à Vendémies , à  Saint Polycarpe et entrée du cimetière de Rennes-les-Bains le même style de pilier et décor stylisé. Ces sculptures se situent entre les VI eme et VIII eme siècles. 

 


        

        

        

     A propos d'un pilier et d'une découverte

Claire Corbu, la fille de Noël Corbu  et Antoine Captier, dans leur livre: "L'héritage de l'abbé Saunière" nous décrivent la découverte de ce pilier:
"le carillonneur de Rennes, un vieil homme très dévot, s'agenouillait toujours devant l'autel pour y dire une prière avant d'aller sonner l'Angélus du soir. Ce jour là, les ouvriers avaient démoli l'autel et étaient partis en laissant tout un amas de déblais provenant de leurs travaux. Machinalement, tout en marmonnant sa prière, le carillonneur dégagea un vieux morceau de bois semblable à un bout de chevron, qui émergeait du tas de déblais. Lorsqu'il le tira a lui, le morceau de bois s'ouvrit en deux. En fait, il s'agissait d'une sorte de boite toute vermoulue d’où s'échappèrent des petits ossements et un bout de papier roulé. Il s'empressa de porter sa trouvaille à monsieur le curé, qui, l'ayant examiné, lui dit"ce n'est rien, ce sont des reliques." (Héritage de l'abbé Saunière page 74)
    
A l'origine, le pilier mesurait 95 cms de haut, mais il fut scié à la demande de l'abbé. Il ne mesure aujourd'hui que 75 cms, 40 cms de largeur et profondeur. La "Capsa" dans laquelle aurait été trouvé un petit parchemin lié à la consécration de l'église, ou lors de reconstruction après les guerres de religion.
(Cette cavité ne mesure que quelques centimètres de profondeur.) .

 

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