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Etranges découvertes
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UNE
ETRANGE DECOUVERTE
Dans l'histoire de Rennes, peu de documents relatent la période
1888-1889. L'abbé Saunière semble avoir arrêté les travaux, dans ses
carnets et archives on ne relève que l'achat de 10 bancs avec accoudoirs
à cette période..
Le 4 mai 1890, Mgr Billard, le nomme par intérim curé d'Antugnac. Cette
nomination, contraire à celle qui suivra, ne va nullement contrarier
Saunière. Antugnac n'est qu'à quelques kilomètres de Rennes-le-Château
et de Montazels. De plus il connaît bien les habitants. Il succède à
l'abbé Joseph Verniolle, né à Belcaire le 11 septembre 1815 et curé d'Antugnac
de 1848 à 1890. Ce dernier se retire à l'âge de 75 ans et décédera le 28
octobre 1892. Saunière assurera le service religieux de cette paroisse
jusqu'au 16 juin 1891 date d'arrivée du nouveau curé Léon Gaudillard.
Si les travaux sont arrêtés, comme on le pense, Saunière va tout de
même poursuivre les fouilles, et c'est durant cette période que va avoir
lieu une étrange découverte.
Le récit est celui que nous avons recueilli auprès de l'abbé Maurice,
René Mazières.
Nous le reproduisons tel qu'il l'a entendu de la bouche même
d'un de ses amis, lorsqu'il était prêtre à Campagne.
"J'ai connu à Campagne sur Aude, un ancien enfant de chœur de Bérenger
Saunière, M. Rousset, qui avait une dizaine d'années à cette époque. Ce
dernier avait bien souvent fait le récit chez lui et à ses amis de
Campagne de l'aventure qui lui était alors arrivée et à six de ses
camarades du catéchisme:
"Demain c'est jeudi, vous viendrez m'aider, nous avons à faire quelque
chose dont je vous demande d'observer la plus grande discrétion auprès
de vos parents et gens du village. Je vous récompenserai par un
succulent goûter que vous servira ma bonne Marie.
On imagine la joie des enfants d'une telle confiance. Le lendemain, à
l'heure convenue, ils étaient tous là, à la porte de l'église. Le curé
les fit entrer et là, surprise générale, les enfants aperçoivent, plusieurs
barres à mine enfoncées dans la terre, prêtes à faire levier pour
débloquer une dalle qui avait été mise à jour et qui se trouvait devant le Maître-Autel,
au centre de la nef. Ensemble dit l'abbé, nous allons essayer de la
dégager. Après maints efforts, ils y parvenaient."
Le curé regardant sa montre leur dit: "Il va être midi, rentrez chez vous
pour manger. Ne parlez de cela à personne et à 4 heures, revenez, le
goûter vous attend." A 4 heures; ils étaient tous là, mais
surprise la dalle était à sa place, seules, les barres
posées au sol.
Comme leurs aînés maçons lors d'une précédente découverte, ils
demandèrent des précisions au curé qui resta très évasif: "ce ne sont
que des tombes, on ne peut pas aller plus loin".
"Mais les marches
taillées dans le roc que nous avons aperçu, rétorqua l'un des enfants à
l'esprit plus curieux que les autres?
M. Rousset était formel, lui aussi avait bien vu des marches
taillées grossièrement dans le roc, assez hautes, difficiles à franchir
et puis le noir.
L'abbé de répondre:"Elles sont naturelles".
M. Rousset sera certain des
dires qu'il avançait. La faille entrevue devait aller de la dalle
jusqu'au pilier de l'entrée de l'église.
La dalle fut ensuite enlevée et la cavité comblée. M. Rousset a
souvenance que la face enterrée de la dalle révélait une très belle
sculpture représentant deux cavaliers ( Il s'agit de la dalle dites des
chevaliers qui se trouve aujourd'hui au musée.)
Un historien de la haute vallée
L'abbé
Maurice, René Mazières
Fils
d'un officier de carrière audois et d'une mère originaire d'Uzès;
Maurice René Mazières est né à Perpignan où son enfance fut maquée par
l'œuvre de Pierre Vidal, ami personnel de son grand père maternel et
remarquable historien de la capitale du Roussillon.
Après de brillantes études à la faculté de Montpellier, il obtient un
certificat de psychologie et d'histoire de la philosophie.
A 23 ans, il entre dans les ordres et devient prêtre dans le diocèse de
Carcassonne. Après le vicariat à Saint-Paul de Narbonne, il est nommé
curé dans la Haute-Vallée de l'Aude pendant 17 ans. En 1959 il est
nommée à Velleséquelande où il demeurera jusqu'à sa maladie et sa
retraite.
Durant les années qu'il passe dans les cures de Campagne, Brenac,
Saint-Just et le Bézu, etc…l'abbé Mazières outre la charge de son
ministère essaya de pénétrer la très riche histoire de ces cantons
ruraux, histoire sur laquelle hélas trop peu d'écrivains se sont
penchés. Seul, le clergé s'est assigné
cette délicate mission, puisque c'est à ses prêtres que l'on doit la
majeure partie des études consacrées à l'histoire et passé de la Haute-Vallée
de l'Aude (Delmas, Moulis de Roquelaure, Sabarthés, Boudet, Lasserre pour
ne citer que les plus connus).
L'abbé Mazières prospecta la plupart des sites historiques plus ou moins
célèbres de ces contrées ( Rennes-le-Château, le Bézu, Brenac, Campagne,
Fa, St Martin-Lys, Niort, etc), ayant ainsi accès aux archives communales et paroissiales de la
plupart des villages.
L'abbé Mazières est considéré comme le spécialiste de l'histoire des
Templiers et plus spécialement ceux du Roussillon, mais également des
faits marquants ou méconnus qui émaillèrent notre histoire locale.
Que
de soirées passées en sa compagnie et de son inséparable ami
l'abbé Bruno de Monts à parler des Templiers du Bézu et de l'affaire de
l'abbé Saunière. Des conteurs intarissables qu'il nous est agréable de
saluer leur mémoire.
André Galaup
UNE ÉTRANGE
SIGNATURE


L'APARC remercie sincèrement ce fidèle internaute qui nous a fait
parvenir ce cliché d'une église en Lauragais proche de Castelnaudary.
Difficile de se prononcer sur la signature "Monsieur
Saunière" inscrite sur le mur d'entrée de l'église.
Y aurait-il un rapport avec
Rennes-le-Château?
Attendons une complément d'information et
peut-être une explication.
La réaction fut rapide:
On nous a signalé que cette église est celle de
Baraigne (Aude).
Courrier du 7 février 2010
Si l'on en juge par les courriers reçus, le site de l'APARC est très
visité.
Suite à la mise en ligne de l'article sur "la dalle de la Marquise de
Blanchefort" et église de Baraigne et l'étrange signature, nous avons
reçu d'un visiteur une brochure datant du 1er septembre
1983, Bulletin de l'Association des Amis de Vals N°8.
A la rubrique "activités de l'association" on nous donne quelques
informations complémentaires sur l'église de Baraigne. Voici ce qui est
écrit:
" La sortie du 17 avril 1983 fut aussi un succès, malgré le temps assez
inclément, car nous avons été protégés de la pluie que par un vent très
violent.
Partis de Vals, comme prévu à 14 heures, nous nous sommes retrouvés à
Baraigne atteint par la D6 et la N 625 ( Salles sur l' Hers) .
L'église Romane de Baraigne (XII eme siècle), assez restaurée mais
charmante, nous fut présentée par Mme B...
Nous en avons admiré l'abside et ses arcatures lombardes et noté au
passage la présence de nombreuses croix discoïdales dans l'église et à
l'entrée du cimetière…."
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A PROPOS DE TOMBEAU:
La page du
cahier journal de l’abbé Saunière, des années 1891-1892, est dans
l’histoire de Rennes-le-Château, celle qui va être le détonateur de
toute cette affaire.
A ce jour, nombre d’écrits, n’analysent que quelques passages mentionnés
dans cette page du carnet de l’abbé Saunière en date du 21 septembre
1891 ou l’on peut lire: "lettre de Granes. Découverte d’un tombeau, le
soir pluie" et du 29 septembre 1891: "Vu Curé de Névian – chez Gélis –
chez Carrière – Vu Cros et Secret". (Secret avec majuscule qui doit
signifier Secrétaire)
En résultent de fausses déductions, interprétations, et comptes rendus,
qui, n'extrayant que quelques mots d'une phrase dénaturent son contenu,
son sens, sa valeur.
Ainsi, parlant de découverte d’un tombeau, visites avec des confrères et
mot "Secret", il n'en faut pas plus pour bâtir tout un scénario sur la
soudaine richesse du curé Saunière et les constructions qui allaient
suivre.
Analysons ces annotations portées par Saunière dans ce cahier journal
et prenons soin d’aller plus avant et après cette date et nous
constatons que :
le 17 septembre 1891, Saunière reçoit une lettre de
M.vic.gen.Cros, relatif au service de Granes… (Il faut lire M. le
Vicaire Général Cros).
Le 18 septembre Saunière fait un voyage à Granés chez le Maire et à St
Ferreol pour voir le curé.
Le 21 septembre Il reçoit une lettre de Granes. Et note
"découverte d'un tombeau, le soir pluie.
Et le 28 septembre Saunière mentionne "Dep pour retrait." (Nous
supposons que Saunière abrége Départ pour retraite, à moins que,
Déplacement pour retrait, ce qui est moins évident)
Son retour de retraite n'ayant lieu que le 2 octobre,
"rentre
de la retraite".
Saunière est absent de Rennes du 28 septembre au 2 octobre, le 30 septembre il est écrit
dans son carnet journalier "Mort de Boulanger- reçois une lettre
de Rennes et fais réponse". Saunière n'est donc pas à Rennes!
Alors se pose la question : comment Saunière a pu voir le 29 septembre
le curé de Névian, se rendre chez Gélis – Chez Carrière – Vu Cros et
Secret, (on ignore le lieu et les obligations d'un prêtre en retraite.)
Nous n'avons pas l'intention de démystifier l'affaire de Rennes, mais,
simplement comprendre et analyses ce qu'écrit Saunière.
Alors, découverte d'un tombeau: sûrement oui, mais ou et quel tombeau?
La lettre de M. le Vicaire Général Cros, du 17 septembre, relative
au service de Granes, contenait-elle des instructions ou questions
urgentes, pour que le lendemain, le 18 septembre, Saunière se rende à
Granes pour rencontrer le Maire et à St Ferreol pour voir le curé et que
deux jours après il reçoive une lettre de Granes et note, découverte
d'un tombeau.
De quel tombeau s'agit-il?
Le registre paroissial de 1694 à 1725, nous confirme bien la présence
d'un tombeau dans l'église près du balustre, mais quel tombeau?
Une partie d'acte signé le 4 mars 1747
par Jean Bigou, curé de Rennes-le-Château
nous parle de quatre tombeaux et deux grands
coffres contenant des parchemins.
Tous ces éléments nous remettent en mémoire une correspondance
anonyme adressée à la revue Mystèria, publiée dans le N°2 (février 1990)
rubrique "la plume des lecteurs" en réponse à un article intitulé "A
propos de Rennes-le-Château et de l'abbé Saunière."
Voici ce que dit cette lettre dont l'auteur souhaite garder l'anonymat:
"C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai lu votre article sur
Rennes-le-Château. Ce n'est pas dans cet article le côté ésotérique qui
m'a retenu, je laisse à d'autres le soin de s'égarer dans ces sentiers
sans fin. Ce qui m'a alerté plutôt, c'est une déclaration de Mr Saunière
qui prétend avoir vu la bibliothèque de son lointain cousin l'abbé…
Pourquoi cet intérêt? Il se trouve que j'ai la chance d'avoir eu
moi-même un parent d'une certaine notoriété qui, dans les années 20,
"hérita" en quelques sorte, de certains des ouvrages de l'abbé Saunière,
dont un en particulier provenant de la bibliothèque de l'abbé H. Boudet.
Cet ouvrage, un exemplaire du Magasin Pittoresque, est, comme vous
pouvez le constater, signé par l'abbé Boudet. Il s'agit bien de
l'édition de 1834 citée page 300 de la " vraie langue celtique" dont
l'auteur est justement le curé de Rennes-les-les Bains. Cette citation
concerne un passage de l'article du Magasin Pittoresque intitulé "La
chasse au sanglier". Boudet, dans son ouvrage, intitule aussi son
chapitre "La chasse au sanglier", page 298.
Or, à l'intérieur de cet exemplaire (celui du magasin pittoresque) j'ai
découvert le fragment d'un acte dont il manque la partie supérieure,
acte rédigé par, ou à la demande, de l'abbé Jean Bigou, curé de
Rennes-le-Château, l'an 1747, le 4 mars. Cet acte mentionne la présence,
sous le Maître-Autel d'une église dont j'ai volontairement occulté le
nom, d'une crypte abritant quatre tombeaux et deux grands coffres
contenant des écrits divers.
Cette crypte a été fermée devant le curé du lieu à la demande d'un nommé
Sire Arnaud, cultivateur qui était en fait le régisseur des terres du
Seigneur de Rennes-les-Bains.
La présence de tombeaux et d'actes dans une crypte sous un Maître-Autel
n'a en soi rien de mystérieux, il s'agit souvent d'actes relatifs au
sanctuaire. Ce qui paraît insolite, c'est le fait que l'on veuille que
"leur sépulcre ne doive point estre connu du peuple et aultres
habitants du dict lieu du…que la crypte restera secrète… et qu'il en
seroit bon de conserver les dict parchemins et grimoires…."Ceci est
d'autant plus curieux quand on sait que le Seigneur du lieu en question
avait pour figure emblématique un sanglier…Curieux quand on sait que la
fin de l'article de Boudet dans la "Vraie langue Celtique" se termine
par cette citation: " Ils ensevelissaient les morts dans des tombeaux
formés de terre et de pierres, élevés en cônes, et connus sous le nom de
Barrow, tombe, tertre."

Curieux enfin quand on sait que sur la tombe de Boudet à Axat on peut lire ce signe: IXOI qui n'a rien des mystérieux (
il se traduit par: Jésus-Christ fils de Dieu Sauveur), c'est un symbole
chrétien dont la valeur numérique est de 829:
IOTA
I= 10
KHI X=600
THETA O=9
SIGMA=200
Or, à la côte 829 sur la
carte IGN au 25000 de l'endroit, on peut aisément voir, au sommet d'une
sorte de tertre, des vestiges de constructions très anciennes sur les
terres des seigneurs dont l'emblème était représenté par un sanglier.
Sur les "cadastres" de 1750, 3 ans après que Jean Bigou ait rédigé
l'acte dont j'ai la partie supérieure, l'endroit en question se nommait
"La Barra" ce qui, en languedocien signifie entre autre " amas de terre
ou de roches", probablement ce que l'Abbé Boudet nomme lui " Barrow"
dans son livre codé. Des vestiges de tombes à cet endroit pourraient
faire songer ici à la présence, jadis, d'une église…
Ce qui m'amène à vous écrire, c'est surtout pour demander, par votre
intermédiaire si l'un de vos lecteurs n'aurait pas connaissance de près
ou de loin de l'autre partie de cet acte….
Vous pouvez publier ma lettre, plus il y aura de monde qui la lira, plus
j'ai la chance de voir un jour celui qui possède, si elle existe encore,
la moitié perdue de l'acte de l'Abbé Bigou.
Je ne sais si ce document à quelque chose à voir avec les parchemins
trouvés par Saunière, mais je pense qu'il y a de fortes présomption en
faveur de ce rapprochement."
Photos: archives André Galaup
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