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Anachorète : ermite, c'est-à-dire religieux contemplatif se retirant
du monde pour mieux prier Dieu
Apocryphe : l'adjectif apocryphe se rapporte originellement à un
écrit caché. Il désigne plus globalement un écrit suspect dont l'origine
est postérieure à la date prétendue.
Après la mort du Christ, de nombreux écrits sont apparus qui
prétendaient apporter des éléments supplémentaires sur la vie de Jésus
et de ses proches ou révéler des enseignements que le Christ aurait
réservé à un petit nombre. L'Eglise combat généralement ces évangiles
apocryphes (d'abord appelés évangiles étrangers) dès leur apparition,
les condamnant comme des hérésies qui s'écartent du canon (la règle).
Cependant, certains bénéficient d'une reconnaissance officielle. Le tri
s'effectue jusqu'en 367, date à laquelle le canon est définitivement
fixé.
Pourtant, même les écrits reconnus ont été étouffés car les
maladresses qu'ils montrent jettent la suspicion sur les véritables
évangiles. Ainsi, l'évangile du pseudo-Thomas, qui relate des épisodes
de l'enfance du Christ, prête à celui-ci des miracles fantaisistes et
surtout des réactions de colère qui sont loin de l'esprit des Evangiles.
Mais si la doctrine dédaigne ces écrits (ce qui est parfaitement
compréhensible au regard de leur teneur théologique) ils présentent tout
de même pour nous un intérêt : ils constituent, avec les Evangiles
eux-mêmes et la Légende dorée de Voragine, une source importante
d'inspiration iconographique. Ils sont indispensables au culte marial.

Baptistère
: le baptistère est le lieu où se pratique la baptême. Il abrite
initialement une petite piscine appelée cuve baptismale (pour les
immersions complètes). A l'origine, il se situait hors des lieux de
culte avant d'y être intégré sous forme de chapelle abritant les fonds
baptismaux

Catharisme : les cathares estiment vivre dans la tradition des
premiers apôtres et rejettent l'Église romaine et tous ses sacrements.
Leur Église est dirigée par des Bons chrétiens (hommes et femmes) qui
ont reçu le consolament, seul sacrement cathare, qui se fait par
imposition des mains, et qui remplace tous les sacrements chrétiens
traditionnels. Ils choisissent parmi eux un évêque et des diacres
itinérants. Leur doctrine repose sur une doctrine dualiste de
l'Évangile, où ils voient une opposition entre le monde terrestre qui
appartient au Mal et le monde céleste qui ne connaît que le Bien. Le
diable aurait emprisonné des âmes célestes qu'il aurait entraînées dans
sa chute dans des corps de chair. Les cathares cherchaient donc à
réveiller la part divine de ses âmes assoupies et condamnaient le corps
de diverses façons : interdiction de consommer des produits issus du
coït (nourriture par conséquent végétarienne), trois jours de jeûne au
pain et à l'eau par semaine, trois carêmes de 40 jours, abstinence
absolue, interdiction de voler ou tuer (même un animal), obligation de
travailler de ses mains... Le catharisme fut surtout vigoureux dans le
sud-ouest de la France et dans le nord-est de l'Espagne. Après l'échec
des prêches de
Saint Dominique, Innocent III lança en 1208 une croisade contre les
cathares (aussi appelés Albigeois) et organisa l'Inquisition pour les
juger. Elle fut menée en France par Simon de Montfort (chef des armées)
et Arnaud Amaury (chef spirituel). Elle fut l'occasion de grands
massacres (sac de Béziers : "Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les
siens"). La lutte contre le catharisme fut aussi ressentie comme celle
du Nord contre le Midi, notamment lors de la seconde croisade contre les
Albigeois (1221). Le traité de Paris met officiellement fin au conflit
en 1229 mais certaines villes ne tombèrent que bien plus tard
(Montségur, 1244).
Chaire : petite tribune surélevée accessible par un escalier qui
permet au prêtre d'être à la vue des fidèles lorsqu'il prêche. On trouve des
chaires en bois, en pierre
Chapelle : La chapelle peut être un lieu de culte intégré à un
établissement (château, collège, hôpital, monastère ...). Dans une
église, c'est un espace pour un culte secondaire, dédié à un saint
particulier. Enfin, cela peut être une église qui ne constitue pas une
paroisse (du fait souvent de la présence d'une autre église proche qui
remplit ce rôle.
Chapiteau : pierre qui couronne le fut d'une colonne,
généralement composé d'un tailloir et d'une corbeille (voir ces mots).
Les chapiteaux portent généralement un décor. Celui-ci peut-être composé
de simples feuillages (feuilles d'acanthe ou crochets, très répandus
dans l'art gothique), de compositions végétales complexes, d'animaux
étranges ou de scènes historiées (décors plus fréquents dans
l'art roman). Plus rarement, le chapiteau est cubique et sans décor
(art carolingien)
Châsse ou reliquaire : coffre souvent très richement
orné ou l'on garde les reliques d'un saint. Les châsses peuvent prendre
toute sorte de formes (main, statuettes, croix...)
Chrisme : monogramme du
Christ, formé des deux premières lettres de son nom en grec (X, P)
ainsi que de l'alpha et de l'omega.
Choeur : partie d'une église qui abrite l'autel et dont l'accès
est réservé au clergé. Stricto sensu, c'est la partie droite entre le
transept et l'abside, même qi par extension, il peut désigner
l'ensemble.
Chevet : extrémité orientale d'une église, partie extérieure du
choeur ou de l'abside.


Enfeu : niche abritant un tombeau (et souvent un gisant). Voir
gisant


Gisant : statue ornant un tombeau et représentant le décédé
(avant sa mort), allongé, le plus souvent les mains jointes. Un petit
animal est fréquemment présent aux pieds de la statue -parfois remplacé
par un coussin). Les gisants, contrairement aux transis ne sont pas
présentés de façon réaliste. Les visages et les membres sont ceux de
jeunes vivants endormis, les vêtements, souvent magnifiques, ont les
plis qu'ils devraient avoir si la statue était à la verticale.


Imposte : pierre saillante reposant sur un piédroit ou un
pilier



Légende dorée : ouvrage de Jacques de Voragine contant la vie de
saints. Ses hagiographies constituent la principale source d'inspiration
de bien des artistes.
Litre funéraire ou litre seigneuriale ou litre funèbre,
ou encore ceinture funèbre était, sous l’Ancien Régime, une
ornementation de l’église réalisée à l'occasion des funérailles d'une
personnalité. Elle consiste en une bande noire peinte sur les murs
extérieurs ou intérieurs de l'église ou du bâtiment religieux où se
déroulait la messe d'enterrement. Cette bande noire placée en hauteur
s'agrémentait de représentations du défunt et le cas échéant de ses
armoiries. La bande noire pouvait faire le tour de tout l’édifice. De
nature temporaire, peu de litres ont subsisté. Une litre temporaire, en
tissu, pouvait être posée lors des obsèques d’un privilégié. La litre
pouvait aussi se limiter à la chapelle intérieure d'une église. Dans
certains cas, on peut en retrouver cachées sous un badigeon ou sous le
bois d'une chaire à prêcher. Cette pratique a pris fin avec l’abolition
des privilèges du 4 août 1789.

Monachisme: Le monachisme est né de l'admiration vouée à
l'érémitisme, c'est-à-dire au retrait du monde dans un but contemplatif.
Les anachorètes les plus fameux sont certainement Saint Paul l'Ermite (vers
229 - 342) et saint Antoine (250-356), qui représentent
tous deux un idéal de renoncement, de pauvreté,
d'isolement et d'ascétisme. La vie monastique apparaît
comme un érémitisme pratiqué en communauté,
ou plutôt comme une préparation à une vie
d'anachorète, à l'issue de laquelle pourra être
fondé un nouveau monastère.
Le premier monastère est fondé par Pacôme
en 320. Sa règle est complétée par Saint
Basile, qui instaure les voeux d'obéissance (envers la
règle et envers le père abbé) et de stabilité
(il n'est pas possible d'aller et venir d'un monastère
à l'autre). Le monachisme se propage ensuite dans tout
le monde chrétien grâce à Saint Anasthase,
Saint Jérôme, Saint Martin, Saint Augustin...
Missi domici
ou dominicii
Charlemagne créera un corps
d'inspecteurs spéciaux chargés de faire connaître et exécuter les
décisions gouvernementales, les
missi domici
("envoyés du maître").
Composés d'un laïque et d'un ecclésiastique, ils inspectaient lors de
leurs tournées les comtés, veillaient à l'application des lois et
levaient en cas de besoin des troupes .
Monitoire: Se dit de la lettre qu'un ecclésiastique adresse à
celui qui a connaissance d'un fait pour l'obliger à le révéler.


Oblat : Personne faisant don de ses biens à un monastère et
promettant d'observer un règlement, mais restant laïque. De manière
générale, un oblat est un don. Des parents pouvaient confier leurs
enfants comme oblat à une abbaye.

Pantocrator : pancrator signifie « tout-puissant ». Ce
qualificatif s'applique au Christ lorsqu'il est représenté de face,
bénissant de la main droite et tenant un codex de la main gauche (Christ
en majesté). On trouve ce type d'image sur de nombreux tympans
(notamment dans ceux qui figure l'Apocalypse). Il s'agit d'une création
iconographique byzantine, probablement celle qui connut le plus grand
succès


Relique : fragment du corps d'un saint ou d'un objet lui ayant
appartenu ou ayant servi à son martyre. Les reliques produisent parfois
des miracles. On leur prête des vertus protectrices. Lorsqu'un tissu
entre en contact avec une relique, il peut devenir une relique
secondaire (voir châsse).
Ronde-bosse : sculpture ne s'appuyant sur aucune surface et dont on
peut voir tous les cotés







