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Les dossiers de l'APARC
L'énigmatique tableau
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La campagne Romaine:
lieu d'inspiration de l'oeuvre de Poussin
Quel lieu de rencontre plus vraisemblable pour Poussin, Claude Lorrain
et Guaspre , que cette vaste plaine de la campagne romaine, dont ils se
sont plu, l'un à idéaliser les lignes grandioses, l'autre de saisir la
couleur et cette atmosphère d'or fluide.
Tous deux ont été fortement attirés et inspirés par les ruines,
aqueducs, temples, tombeaux, tronçons de colonnes, cherchant l'un comme
l'autre des points de vue, étudiant quelque effet de lumière, quelque
mouvement de terrain, pour en parer une de leurs compositions où ils
faisaient se fondre l'histoire avec leur fantaisie.
Le troisième personnage, un tout jeune homme, Guaspre, beau-frère et
premier élève de Poussin, le meilleur sans doute et certainement le plus
perfide, puisqu'il entraîna le paysage sur la pente de la banalité.
Guaspre ou Gaspar Dughet, était le fils d'un Français établi à Rome.
Des ses débuts dans la peinture il a étonné Poussin, qui n'hésita pas,
parfois, à mêler des figures aux tableaux du jeune peintre. Il faut dire
qu'il dessinait bien, inventait de beaux sites, donnait aux arbres des
formes élégamment contournées. De plus, il excellait dans la façon de
peindre les coups de vent, les orages, les mouvements imprévus.
(Extrait de la revue "Magasin
pittoresque", tome VIII - Janvier 1840)



Ce Tableau de la National Gallerie de
Londres, huile sur toile H 96,5; L 73,7 est l'une des rares œuvres
signée par Poussin (signature sur la pierre au premier plan N.Pusin.fe
Cette oeuvre qui à connu une grande popularité dont témoignent les
nombreuses copies, appartenait vraisemblablement dés 1663, en tout cas
entre 1637 et 1663, au cardinal Gian Carlo de Médicis à Florence.
Elle nous montre à l'arrière plan, une annonce aux bergers entre deux
belles colonnes cannelées.
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Dans la campagne Romaine,
Claude Lorrain (1600-1682), Poussin (1594-1663)
et le Guaspre(1613-1675) Dessin de Chevignard.
Le Baptême du Christ - 1641-1642
Toile H 95,5;
L 121 - Washington, The National Gallery Of Art - Samuel H.Kress
collection
Bien que
l'œuvre de Nicolas Poussin ait exercé une énorme influence sur le
développement de la peinture française au XVII eme siècle, l'artiste a
perfectionné son style à Rome, en incorporant des leçons de la
Renaissance et des peintres italiens de son époque dans sa propre façon
de faire.
Le Baptême du Christ par Poussin a été exécuté entre 1638 et 1642 pour
son ami et client Cassiano del Pozzo.
Dans la composition de Poussin la scène se déroule les bords du fleuve
Jourdain, au moment spécifique où le Seigneur s'est exclamé "Voici mon
fils bien aimé en qui je fais toute confiance"
En présentant disposés et des physionomies complexes, Poussin a voulu
évoquer une réaction très humaine et la crainte des personnes présentes
au moment où elles comprennent qu'elles ont affaire au fils de Dieu et
ainsi permettre au spectateur de participer à un moment d'une telle
importance.
Notons que ce tableau a été commencé à Rome, avant le départ de Poussin
pour Paris en 1640.
Le 27 mars 1642, Poussin précise, dans une lettre adressée à Cassiano
del Pozzo, qui attendait avec impatience le dernier sacrement, et en
quelque sorte le premier dans l'ordre canonique "le baptême", symbolisé
par le baptême de Jésus par saint Jean, "j'espère la semaine prochaine y
donner la dernière main".
Ce tableau diffère sensiblement des autres compositions de la série,
comme de la seconde version, pourtant achevée plus de quatre ans après
lui.
Les figures occupent une place plus importante et le paysage, sans doute
peint en grande partie encore à Rome, a avant tout valeur de décor.
Nous nous garderons bien de tirer une conclusion à la vue de ces
deux tableaux. Mais lorsqu'on s'attarde sur l'arrière plan de ces deux
oeuvres de Poussin.....
L'Adoration des bergers
Sur le devant, deux bergers, une bergère, une femme portant un plateau
de fruits, qui paraît esquisser un pas de danse. Derrière ce groupe,
Saint Joseph, l'âne et le bœuf. L'architecture de ce tableau évoque
beaucoup plus Rome que Bethléem.
Notons la position du berger à genoux, la même que celle du tableau "les
bergers d'arcadie".Seule la position des jambes est inversée.
(Sur ce
tableau ce n'est pas l'arrière plan qui attire notre regard, mais la
position et la ressemblance de certains personnages)
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