Dépêche du Midi 2 juin
2009
Trésor de
Rennes :
Peut-être une nouvelle piste.

Alors que
le week-end de Pentecôte a fait le plein "chez" l'abbé Saunière, l'APARC
tire toujours la sonnette d'alarme face aux fantasmes.
Un long week-end de fête religieuse, agrémenté d'une météo carrément
favorable, et il n'en faut pas plus pour que la " colline " de
Rennes-le-Château redevienne noire de monde ! Hier matin, c'était défilé
permanent dans les salles du musée réaménagé de la demeure de l'abbé
Saunière, dont beaucoup espèrent encore un jour mettre la main sur le
fameux trésor… Il suffirait pourtant à ces assoiffés de croyances de
relire la phrase figurant en pied d'une citation de Saint-Paul apôtre
aux Corinthiens, juste à l'entrée de l'église Sainte Marie-Madeleine : "
Dans cette église, le trésor, c'est vous ! " Quand humour et religion
font bon ménage, plutôt rare, non ?
Les
racontars et fantasmes de toutes sortes, ceux qui nourrissent par
exemple les étranges somnambules munis de lampes torches, qui en pleine
nuit gravissent la colline en face Rennes-le-Château afin d'aller à la
rencontre du Christ ressuscité (ça existe !), tout cela, André Galaup
n'en veut plus ! Depuis qu'il a repris la direction de l'Association
pour la préservation de l'âme de Rennes-le-Château (APARC), ce Limouxin
qui respire l'honnêteté et le cartésianisme, a remis bien des pendules à
l'heure. " Notre association défend un passé et un patrimoine
exceptionnels à Rennes. Mais depuis des années, des soi-disant écrivains
et chercheurs ont altéré les lieux, portant atteinte à la mémoire d'un
village et de son âme ", indique André Galaup. Il en profite pour
rappeler les deux seules certitudes de "l'histoire" de Rennes : le
trafic d'honoraires des messes dites par Saunière, puis la découverte
dans l'église d'un tombeau des Seigneurs de Rennes et dont l'existence
est attestée dans un registre paroissial du XVIIIe siècle.
Mais dernièrement, André Galaup s'est dit troublé par la venue d'Albert
Fagioli, un Lorrain qui vient de publier un ouvrage au titre étrange : "
Le testament du Duc d'Enghien ou le secret du fabuleux trésor de
Marthille " (éditions Coprur). Se rendant pour la première fois sur les
lieux, Fagioli aurait découvert, via un pouvoir magnétique dont Galaup a
été témoin, des similitudes géographiques et documentaires par rapport à
ses recherches mosellanes contenues dans son livre.
André Galaup, le président de l'APARC, est davantage contrarié par
les fissures de l'église Sainte-Madeleine que par tous les racontars qui
hantent les lieux!
Photo DDM, Xavier Hurtevent.