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Notre Dame de Marceille
La presse en parle


 

Article, Journal
 Midi-Libre du
4 novembre 1984

 
 

 

 

 

 




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..il y a près de Limoux une montagne mystérieuse qui recouvre un trésor "infini". Ne serait-ce pas la colline de Notre Dame de Marceille, telle que nous pouvons la voir photographiée depuis la pointe de Redhae, colline qui domine Limoux?

Moines alchimistes de l'abbaye de Boulbonne

   C'est vers les années 1339 que les premières rumeurs commencèrent a se répandre en Languedoc sur la présence d'un trésor caché dans les montagnes proches de Limoux. "Quatre moines de l'abbaye de Boulbonne, Raymond Fenouil, Armand Gifre, Bernard Aynier et Bertrand Cahuzac s'ennuient dans leur cloître. Le monde qu'ils ont quitté offre plus d'attrait. Ils sont naïfs et curieux, cupides et affamés de richesses.Ils sont superstitieux, croient à l'alchimie, à l'envoûtement , à la sorcellerie. Ils rêvent de lingots d'or caché, de cavernes enchantées, recelant de richesses immenses. Un clerc de Rieux, Guillaume Mosset leur complice leur apprend qu'il y a près de Limoux, une montagne mystérieuse qui recouvre un trésor "infini" gardé par une fée dans une caverne enchantée. Il s'agit de découvrir la cachette et s'emparer du magot. la porte dans l'église du monastère et la dépose sur l'autel de la sainte -Catherine ou l'on célèbre tous les jours plusieurs messes. Chose étrange, nul ne l'y découvre ou ne soupçonne l'usage sacrilège auquel on la destine. Raymond Fenouil tente de la baptiser. Un ami de Bernard Aynie, clerc de l'église de Montaut, lui prête le rituel des baptêmes, mais refuse catégoriquement de livrer le saint-chrême indispensable aux onctions liturgiques. C'est obstacle imprévu et paraît-il insurmontable. Le moine Raymond découragé rapporte le voûlt chez Pierre Garaud de Pamiers. Guillaume de Mosset commet l'imprudence de demander devant ce dernier, a son complice si le rite est accompli. Tout est perdu, Garaud évente l'affaire et remet à l'abbé de Boulbonne, Durand, le coffret contenant l'image de cire et neuf aiguilles pour la poindre.
Les minutes du procès, dont le Pape Benoît XII veillera avec un zèle tout particulier font état que les quatre moines ont été condamnés pour pratique à caractère magique au "mur le plus strict" avec comme seule consolation le "pain d'affiction et l'eau de la miséricorde".
Si intransigeant lorsqu'il s'agissait de sorcellerie, "Benoît XII", l'ancien inquisiteur de Pamiers et grand pourfendeur d'hérétiques, si sourcilleux sur les points du dogme et les pratiques magiques, était eaucoup moins intolérant devant les écarts de sa propre famille.
En 134O, son propre neveu, Guilhem Catala, fut pris en flagrant délit par les agents de la sénéchaussée royale dans le château du Bézu, situé seulement a quelques portées de flèches de Rennes-le-Château, alors qu'en compagnie d'un autre chevalier, Pierre de Palajan de Coustaussa, il fabriquait de la fausse monnaie.
Le couple sera absout quatre ans plus tard. On s'est toujours posé la question de savoir d'ou provenait l'or dont ils frappaient monnaie?

Extrait du document "L'Ariège, Pays de Foix, Couserans, Donnazan, Mirepoix" publié en 1914 sous la plume de Philippe Morard, professeur au lycée de Foix et Edmond Pélissier , archiviste de l'Ariège. Ces deux érudits ayant repris ces lignes d'un ouvrage intitulé "Moines alchimistes de l'abbaye de Boulbonne" de l'abbé J.M. Vidal.
 


 


 INTERESSANTE DECOUVERTE ARCHEOLOGIQUE
A NOTRE DAME DE MARCEILLE

Le professeur VERDEIL vient vérifier un puits
 dans l'église, il découvre une voûte dans le jardin.

 M. Mingaud, supérieur de Notre Dame de Marceille, consacre tous ses instants de loisirs à établir l'histoire de l'origine de la basilique qui semble s'estomper en partie en remontant dan s le temps.
Le centenaire doit être célébré le 2 mai prochain et on comprend que M.le Supérieur voudrait avant cette date pouvoir livrer le fruits de ses recherches et si possible rétablir quelques vérités sur Notre Dame de Marceille.
Des registres et des documents d'époque mentionnent la présence d'un puits à l'intérieur même de l'église, puits qui aurait été fermé le 20 août 1843 et qui fournissait alors l'eau potable à la communauté.

Le puits (IX e ou X eme siècle)

Le professeur Verdeil de Montpellier, qui , l'été dernier encore était venu étudier l'hydrologie des monts à l'Est d'Alet-les-Bains et qui est aussi une spécialiste des recherches archéologiques était mardi à Notre Dame de Marceille avec deux de ses amis pour visiter le fameux puits et essayer de déterminer l'époque de sa construction.
Après que l'entreprise Alacio de Limoux eut pompé l'eau qui gênait l'exploration, le professeur Verdeil descendit dans le trou d'un diamètre de &,50 mètres sur 7m65 de profondeur, bâti en galets secs pour permettre l'infiltration des eaux.
Celles-ci parfaitement pures proviennent d'une nappe descendant des légers vallons à l'est de la basilique pour venir aboutir à la rivière Aude à l'ouest.
Le liquide dans le puits est a peu près à une température de 12°6.
Aucune inscription n'a été relevée, mais il semble que d'après sa construction, le puits aurait été édifié au IX eme ou X eme siècles
Cette partie de l"église ayant été construite vers le XI eme, on peut supposer que cette partie de la communauté était un jardin.

Est-on en présence d'une salle souterraine ?

Dans l'après midi, le professeur Verdeil, à la demande de M. Le Supérieur, décapa avec ses aides 70 à 80 cm de terre dans le jardin, au sud de la basilique  qui était au  Moyen Age le cimetière du prieuré.
A 20 cm de la surface du sol, la pioche mit à jour des fragments d'ossements, puis des galets soudés par du ciment qui remonteraient à la première époque  du Moyen Age.
Les galets, dont l'ensemble découvert forme la partie supérieure d'une voûte, semblent être similaires à ceux ayant servi a bâtir le puits.
Parallèlement à cette voûte existe une cave sous les appartements du prieuré, cave dans laquelle on entendait résonner la pioche des chercheurs distants d'une dizaine de mètres environs.
Le professeur Verdeil que cette découverte semble intéresser au plus haut point, doit revenir dans quelques jours avec du matériel approprié pour forcer le passage dans la maçonnerie souterraine qui doit, selon toutes apparences recouvrir une salle assez importante.
Cette salle livrera-t-elle le secret sur les origines de Notre Dame de Marceille?...
Il faut le souhaiter à M. Le Supérieur qui trouvera là l'aboutissement de ses recherches.
          Journal l'Indépendant du 7 décembre 1961

 

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