
En juillet 1902 Saunière note dans son cahier journal, la
reprise des travaux des tours et terrasse.
Après un accident survenu à M. Bot, les travaux avaient été
arrêtés
La tour Magdala se dresse en bordure de la falaise et domine toute la
vallée.
Au préalable, il fallut déverser sur cet emplacement rocheux des tonnes
de terre afin de remblayer le terrain ou jadis s'élevait une
citadelle.

Grâce à cette reconstitution de l'oppidum celtique de
Bigbury en Angleterre, semblable à celui que rencontra Jules César
durant sa brève campagne 55 avant J.C, on peut imaginer ce qu'était
Rhédae durant les premiers siècles de notre ère.

Magdala est une tour carrée de 2 étages flanquée d'une
tourelle, le tout crénelé.
De cette construction de style renaissance, Saunière en fit son bureau de
travail et bibliothèque.
Une facture de la Maison Noubel de décembre 1907 nous indique qu'on lui
a livré une bibliothèque avec bureau assorti pour la somme de 1900 F,
un fauteuil de bureau de drap rouge et 4 autres fauteuils de
drap rouge, pour la somme de 305 F.
Cette tour donnait accès à la terrasse. Au deuxième étage une autre
terrasse que l'on pouvait atteindre grâce par une échelle en fer.
Du haut
de la tour on pouvait embrasser un panorama impressionnant avec vue sur
les vallées de l'Aude et de la Sals, à l'horizon, au Nord, le
village et le château en ruines de Coustaussa, au levant, le château en
ruines de Blanchefort, au midi le ruisseau des couleurs dominé par un
mamelon de marne rouge du nom de Casteillas.
Au rez-de-chaussée, dans une pièce assez obscure, des grands casiers
destinés à recevoir les nombreuses cartes postales de sa collection, ainsi que les vieux timbres dont on a estimé le chiffre à plus de cent
mille.
Sur le chemin de ronde, une grande citerne permettait la réserve en eau
de pluie.

Notre photo, archives Henry Lincoln
Vu le très grand nombre de timbres, l'abbé Saunière faisait de petits paquets de 10
ou 20 timbres de même valeur, qu'il prenait soin de ficeler.