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L'oeuvre de Saunière
Le domaine:
Le presbytère


Marie Denarnaud entourée d'un jeune couple et M. Guilhem, instituteur
durant les années 1930 et qui fut locataire de Marie au presbytère
durant tout son enseignement à Rennes-le-Château |

Façade et cour du presbytère aux environs des années 1930
*******Diocèse de Carcassonne
Canton de Couiza
Paroisse de' Rennes-le-Château
Délibérations du Conseil de fabrique
Procès verbal de la séance d'octobre 1878
L'an mil huit cent soixante
di huit et le six du mois d'octobre, le conseil de fabrique dûment
convoqué, s'est réuni après les vêpres au presbytère, lieu ordinaire de
ses séances, sous la présidence de M. L'abbé Césac, Curé, M. Philippe
Tisseyre, président, étant malade.
Etaient présents: Jean Tisseyre maire, Lacharie Péchou, Baptiste Cros,
François Olive.
Monsieur le Curé a soumis à la délibération du conseil le devis
estimatif des réparations à faire au presbytère. L'urgence de ces
réparations ayant été reconnues, le conseil, sur la médiocrité des
ressources de son budget, a décidé de recouvrir au conseil municipal
afin qu'il survint aux frais de la dépense.
Cependant, il a été voté une somme de vingt francs pour réparations
jugées indispensables au grenier du presbytère et dont le chiffre n'a
pas été consigné dans le devis à soumettre au conseil municipal.
En conséquences, Monsieur le Secrétaire a été autorisé à transmettre au
conseil municipal, une copie de la présente délibération et la séance à
été close.
Tous les membres présents ont signe à l'exception de Cros et d'Olive qui
ne savaient.
Fait à Rennes, les jours, mois et au susdits pour copie conforme.
Signé Cézac, curé
Documents
d'archives, délibérations du conseil municipal, conseil de fabrique,
correspondances avec l'autorité diocésaine, nous
permettent de suivre les étapes qui ont conduit les autorités à offrir au
desservant et ce, malgré les difficultés financières et
administratives du moment un lieu de vie digne de sa fonction.
Extrait du registre des délibérations
du conseil municipal en date du 16 mars 1879
"Avril 1879 -L'Evêché accorde la somme sollicitée par le conseil
municipal pour la réalisation des travaux
Nous, Evêque de Carcassonne
Vu le projet de réparation de l'église de l'église de
Rennes-le-Château, dont le devis estimatif s'élève à la somme de 2797,97
fr
Vu le devis pour la construction d'une sacristie s'élevant à 3345,98 fr
Vu le détail estimatif des travaux à faire au presbytère s'élevant à
2045,66 fr
….Sommes d'avis qu'il a lieu d'accorder le secours sollicité par le
Conseil Municipal de Rennes-le-Château.
Le15 juillet 1725,
(une date gravée sur la façade du presbytère) à Alet, en l'étude de
Maître Fromilhague, notaire, les consuls de Rennes, Pierre Artozoul et
Barthélemy Tisseyre confient la réparation du presbytère à Jean Rougé,
maréchal-ferrant et à Jean Gabignaud, maçon, tous deux demeurant à
Rennes.
Les évaluations et de vis ont été faits par Jean Rougé, charpentier à
Couiza et Jean Saunières, maçon à Montazels le 4 septembre 1723.
Ces réparations doivent être faites en 6 mois sur moindre offre, au prix
de 430 livres payables, 200 dans un mois 115 à la moitié des travaux,
115 à la fin des travaux.
Le 15 avril 1726 les Consuls
sont autorisés par ordonnance de l'intendant de la province à
Montpellier à contacter un emprunt pour subvenir aux frais de la
réparation du presbytère, ilsempruntent par acte dressé par Maître
Fromilhague, à Claude Bertrand, marchand de bois à Quillan 226 livres 19
sols et 2 deniers, que la communauté de Rennes devra rembourser dans un
an et que les consuls feront imposer cette année, capital et intérêts
compris.
Les travaux de restauration du presbytère prennent fin en 1727
Le 26 novembre 1738
Les consuls de Rennes
comparaissent devant Maître Siau, notaire à Esperaza, Lieutenant de juge
de la justice de Rennes, pour le fait suivant:
" Au début de septembre 1737, Forcenille, représentant M. Jean Herbert,
directeur des domaines de la province de Languedoc, a adressé à la
communauté un commandement, la sommant de payer 300 livres 13 sols pour
droit de franc-fief et amortissement "à cause de la maison presbytérale
que la communauté à ce qu'on a dit, à fait construire au dit lieu depuis
six années environ estimée à 2000 livres".
Ne pouvant payer cette somme, la communauté à mandater ses consuls pour
supplier l'intendant de décharger la commune de ce payement puisqu'elle
n'a rien fait construire, mais seulement fait réparer. Le presbytère de
Rennes, construit de temps immémorial, a été réparé à la demande de
l'abbé Bertrand curé de Rennes, qui adressa une requête à l'intendant en
1724, la bâtisse croulant chaque jour un peu plus et devenant
inhabitable.
Le 18 août 1796 - 1 er fructidor en IV, la maison presbytérale et deux
ferratjals, appartenant au curé, sont vendus à Raymond Bosc, de
Puylaurens, pour 1410 livres (tableau des ventes de domaines nationaux
de première et de seconde origine effectués dans le département en
exécution de la loi du 28 ventose an IV, N° 549 archives de l'Aude série
Q, dossier 486)
Le 4 février 1798 en l'étude de Maître Guilhaumat notaire à Esperaza, le
16 pluviose an VI, Raymond Bosc, meunier à Puylaurens, vend:
1° A Michel Captier, de Rennes,
le presbytère et la moitié de la cour joignant confrontant autan
l'église, cers ferratjal et hierre, midi le vendeur par le reste de la
cour, aquilon le cimetière, plus un sol et ferratjal de 2 quatérées, (16
ares 32 cent) joignant la maison, confrontant autan la maison et la
cour, midi le chemin cers et aquilon la roche, le tout acquis de la
république le 2 fructidor en VI (18 août 1796) pour 234 livres (ou 234
francs)
2° a Jean Gabignaud, cultivateur à Rennes, un pallier confrontant la
partie vendue, contenance 3 cannes et partie de la cour, autan le
vendeur, midi chemin cers et aquilon à Michel Captier et un petit
ferratjal même lieu 4 coups, autan Jean Rougé, midi Laurent Rougé, cers
roche, d'aquilon chemin, pour 240 livres.
3° A Anne Lauzière épouse de Jean Pierre Font, partie de pallier à
prendre 8 cannes, confrontant déjà vendu, aquilon Michel Captier, pour
200 livres.
4° A François Desarnaud, habitant au Carla, reste du pallier, 6 cannes,
pour 150 livres.
Le 25 germinal an XI (15 avril 1803), par arrêté du Préfet, la commune
est tenue de procurer un logement au Ministre du Culte qui va être nommé
à Rennes en vertu du Concordat.
Le presbytère ayant été vendu et aucun immeuble n'étant à vendre, la
commune vote un crédit de 100 francs pour louer un local destiné au
futur curé, aussi proche que possible de l'église.
15 pluviose an XII (5 février 1804) Monsieur Louis Rougé, Maire justifie
les sommes inscrites au budget communal par "l'état de dégradation que
se trouvent les bâtiments destinés au culte, le cimetière, la fontaine
publique les chemins et autres…" |

L'abbé Saunière
entouré de membres de sa famille, dans la cour du presbytère
En haut a gauche son frère Martial. En bas a gauche son beau frère M.
Marty, à droite assise, sa soeur Marie Louise, tenant sur ses genoux sa
fille. A côté, assis, le neveu de Bérenger, Joseph Pagés, employé aux
Ponts et Chaussées de Limoux, fils de Oscar et Mathilde Pagés.
Lors de la restauration du presbytère en 1897,
l'abbé Saunière utilisa comme plaque foyère de la cheminée de la salle à
manger une dalle en pierre taillée. D'ou provenait cette dalle?
On l'ignore ! Probablement de l'ancien autel de l'église Marie Madeleine
ou ancienne église Saint Pierre. Ses dimensions 0,93 m sur 1,47m
extérieur et 1,23 m sur 0,72m, intérieur face biseautée, épaisseur
0,15m.
Le 20 pluviose an XIII (9 février 1805), le conseil municipal décide
d'employer la somme nécessaire et qui sera fixée par les gens de métier,
à une réparation indispensable au clocher qui est délabré à un point tel
qu'il menace ruine et est en danger de crouler si on ne le répare le
plus tôt possible, le conseil vote 50 francs.
le 15 février 1805 Louis Rougé maire, invite les membres de son
conseil de bien vouloir regarder le couvert de l'église, le clocher et
le presbytère qui, depuis le temps qu la commune n'a pu y faire de
réparations, menacent ruine. Le cimetière doit retenir notre attention,
nous y voyons journellement dé paître des bestiaux, par rapport à un
mur qui s'est écroulé et n'ayant point de porte…"
Le 28 mai 1807 Louis Rougé maire
demande une augmentation des dépenses extraordinaires pour la réparation
su clocher dont un partie a écroulé et qui risque de tomber tout entier
sur le toit de l'église, pour la réparation du toit de l'église ou il
manque des tuiles et celui du presbytère.
Un devis de 638 francs a été
dressé le 26 octobre 1806
Le 16 mai 1809, Antoine
Artozoul, maire, L.B Bousquet, adjoint, signalent qu'on a du faire un
escalier au presbytère parce que l'acquéreur de la seconde partie de
l'immeuble n'a pas voulu donner passage au curé dans sa portion, comme
il faisait auparavant.
Le 10 janvier 1813, Antoine
TIsseyre maire informe son conseil que l'Evêque a envoyé une circulaire
aux curés desservants, le 5 juin 1812, relative au logement des prêtres
par les communes. Le maire dit au conseil:
" La partie du presbytère possédée par Louis Rougé, maréchal-ferrant de
Rennes étant jugée nécessaire au logement du desservant puisque c'est
dans cette partie que se trouvent la cuisine, le four, et une ancienne
dépendance, que la partie qui est occupée par le desservant se trouve
insuffisante pour son logement puisqu'il n'y a qu'un seul appartement et
qu'il ne peut garder un lit pour le service ni pour en tenir une.
Attendu que l'achat de cette partie du presbytère est reconnue plus que
nécessaire et qu'il peut être fait en deux ans au moyen des fonds qui se
trouvent disponibles dans la caisse du receveur municipal que le sieur
Louis Rougé, propriétaire de cette seconde partie du presbytère ayant
été consulté pour savoir s'il voulait vendre, y aurait consenti
moyennant une somme de 600 francs en argent et un vieux prat, terrain
communal qui n'est d'aucune utilité pour la commune…
Cette proposition est acceptée.
Le 8 septembre 1818; François
Captier, maire, demande à l'Evêque de nommer un prêtre à Rennes. L'Evêque
répond que le logement au presbytère est insuffisant pour qu'un prêtre
puisse s'y loger d'une manière décente. Si la commune se procurait un
logement décent et plus vaste, la demande recevrait satisfaction. On
juge que le propriétaire de la moitié du presbytère céderait sa partie
moyennant indemnité raisonnable. Le maire est délégué par le conseil
pour traiter l'affaire.
Le 4 février 1819, le maire est
entré en relation avec le propriétaire M.Debosque, d'Esperaza, qui a
décidé de s'en remettre à l'estimation de deux experts. Cette évaluation
a été fixée à 1000 francs. M. Debosque entendu par le conseil accepte de
vendre pour 800 francs payables en deux ennuités. Proposition acceptée
le 17 juin 1832 Approbation du
devis du presbytère
Le 10 Aout1834, Michel Rougé, adjoint dit, que le logement du prêtre
desservant est insuffisant, qu'il manque une écurie, qu'il s'agit
d'acheter un local convenable qui se trouve vis-à-vis de la maison
presbytérale et que le propriétaire vendrait après expertise. Ce local
appartient à François Arnaud. Le prix sera par la suite fixé à 200
francs, et le ,local sera acquis en 1834.
le 10 septembre 1838,réuni en vertu de la lettre du sous-préfet de
Limoux du 5, le conseil municipal, entend le maire exposer que
"presbytère et église nécessitent beaucoup de réparations que la commune
ne peut le faire toutes; qu'un devis a été dressé pour les plus
urgentes, qu'il atteint 2000 francs. Pour se procurer les fonds, le
conseil décide de vendre aux enchères un certain nombre de parcelles des
terrains communaux".
le15 août 1849 , Jean Rougé,
maire, expose:
"Par cet acte du 24 juillet
1842, la commune acheta à Marc Constant, de Saint Paul-de-Fenouillet, un
bâtiment pour l'agrandissement du presbytère moyennant une somme de 200
francs payable en deux ans avec intérêt légal. Ce payement n'a pas été
effectué à l'échéance. Par exploit de Rivals, jeune huissier, à la date
du 17 janvier 1848, le sieur Constant fit assigner le maire son
prédécesseur (Michel Captier) pour lui payer 200 francs majorés de 80
francs d'intérêts pour huit années de jouissance.
A l'avènement de la république, je fus nommé maire de la commune.
J'entrai en fonction le 5 mars et mon prédécesseur ne m'ayant point
donné connaissance de cette assignation, je n'ai pu faire aucune
démarche, soit pour achever le payement de ce qui était dû, soit pour
parer au jugement rendu par défaut le 21 mars 1849, qui condamne la
commune à payer 200 francs et les 80 francs pour huit années de fermage
et dépens".
Le16 septembre 1849, La commune est grevée d'une imposition
extraordinaire de 283,77 francs pour avoir agrandi le presbytère (achat
maison)
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