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                               PIQUE-NIQUE CONFERENCE LE JEUDI 8 SEPTEMBRE 2011

 

 

CONTRE VERITES ET DÉSINFORMATION

Nous n'allons pas provoquer une vive controverse puisque toute discussion sur l'affaire castelrennaise ouvrirait un débat, à mon avis stérile, car il impliquerait certaines personnes peu dignes d'intérêt. Je voudrais donc simplement faire une petite mise au point.

   Nous savons tous que le dernier des Giscard, Joseph, a quitté ce monde le 28 janvier 2005. Par testament du 21 janvier, il avait institué la ville de Toulouse légataire universel. C'est ainsi que la municipalité a pu récupérer les archives de la Maison Giscard.

  En septembre 2006, ces documents n'étant "pas communicables, faute de boîtes de rangement" et étant passée à autre chose, je ne me suis rendue dans le magnifique bâtiment des Archives Municipales que le 1er février 2011 afin de préparer notre petite contribution au Colloque de l'ARTBS du 4 juin dernier, intitulée la Maison Giscard. 

   Le programme de ce colloque ayant été bouclé et diffusé en février, il est aisé de penser que certains ont voulu prendre une longueur d'avance. Comme  je ne surfe jamais sur Internet, Yves s'en est donc chargé, et c'est ainsi qu'il m'a déniché quelques perles rares concernant la famille Giscard à laquelle nous sommes très attachés.

   Par exemple (je ne fais que recopier), sur le site "RLC ou l'histoire d'un grand secret…" (Pégase Librairie Pierre Jarnac !) :

    Dans l'ordre, mais pas jusqu'au bout;

  Nous ne parlerons pas pour l'instant de la  première photo tronquée et sans légende mais estampillée de deux initiales.

Titre suivant  : "Petite entreprise deviendra grande…" :

Jean-Baptiste (1824-1906) commença sa carrière…..

 Bernard (1851-1926) représente la seconde génération…

   Il ne faut pas oublier Dominique Giscard (1865-1882) qui fut un statuaire renommé."

 C'est un scoop pour nos auteurs puisque personne n'a - que je sache – parlé de Dominique. Mais il devait être surdoué car il est mort à l'âge de 17 ans !

    Plus loin, on voit une très belle photo de la  famille Giscard.

    Commentaire du sot qui n'a pas trop réfléchi et qui prend les responsables des Archives pour plus sots que lui : 

   "…Il semble qu'une erreur se soit glissée dans la légende… l'apparence de certains personnages ne cadre pas avec leur date de naissance. La photo peut donc avoir été prise vers 1880."

    Par acquis de conscience, j'ai consulté une personne qui connaît bien la famille, c'est elle que l'on vient voir pour mettre des noms sur les photos. Elle m'a gentiment  confirmé ce que je subodorais déjà, c'est-à-dire que nous  avons sous les  yeux la famille de Bernard Giscard :

    Jean-Baptiste l'un de ses fils (d'où l'erreur grossière), sa fille aînée mariée à un Malien et leur fils ; Bernard, Rose Barutel son épouse et Henri futur père de Joseph.

     En suivant : un cliché barré d'un nom : Frank Daffos avec pour légende Cliché des Ets Giscard. Ce cliché n'existe pas aux Archives ! Il est évident que ce monsieur aurait pris des risques.

      Oublions les 2 photos de Joseph Giscard (décédé le 31 janvier 2005 !), car elles ont été prises lors d'une visite privée  (29 mai 2003) et nous appartiennent.

                                                            * * *

    Autre texte  mis en ligne  et daté  avril 2011 !!! :

  Saunière et Giscard : construction d'un mythe,  par F. Pous et J. Lucain avec l'amical concours de P. Saussez.

 (Le fichier est téléchargeable à :

http://www.fichier-pdf.fr/2011/04/26/pous-lucain-sauniere-et-giscard-construction-d-un-mythe-avril-2011/)

      On apprend là que M. Pous a eu "la bonne fortune d'exhumer au début de 2010 quelques vieux papiers oubliés et inconnus."

  La bonne fortune, allons donc ! Ces archives sont classées et communicables depuis belle lurette. 

    Ce qu'il faut préciser d'emblée, c'est que les soi-disant "documents inédits" ont été extraits d'un de trois cahiers intitulés "Copies de lettres" (1500 pages en tout) sur papier de soie difficilement lisibles par moment.

     Blablabla… "C'est ici qu'intervient le premier document inédit découvert par François POUS.

   Dans une lettre du 3 novembre 1891, Giscard  réclame à Saunière des sommes dues et promises auxquelles il ajoute 3 f 00 pour la "planche avec inscriptions". Pour F. P. il ne peut s'agir que de "la planche avec texte placée sous l'autel au pied du bas-relief représentant Marie-Madeleine…Nous pouvons enfin dater l'arrivée du texte en latin…"

    Le deuxième inédit se réfère à une lettre de Giscard du 17 mars 1897. Il concerne "le travail de sculpture du grand bas relief".

Blablabla… Je résume ici l'analyse car c'est quelque peu obtus : Giscard dans sa lettre – écrit notre découvreur - commet une erreur dans les termes employés, car il parle de 11 personnages montrant qu'il se réfère à 11 statues.

 Il n'y a bien que 11 statues puisque le bébé n'est pas une statue à part entière. C'est une question de moulage !!!!!

 Quand on vient de lire ce qu'écrit Giscard, on ne peut que s'indigner. Les personnages sont bien des personnages et ils ont été sculptés. Seul le Christ est sans doute sorti d'un moule. Un relief, qu'il soit bas, demi haut… est une sculpture et un moulage consiste à fabriquer un moule reproduisant les formes d'une sculpture. 

 Blablabla… on nous dit qu'à la suite d'un troisième voyage de Saunière à Toulouse (
! ) Giscard a inscrit parallèlement  une commande pour : un saint Bérenger, un Bon Pasteur, écusson du Sacré - Coeur rayons dorés, statues yeux en émail décor blanc chairs peintes, 200 f 00 . Comme l'extrait est plus que légèrement tronqué on est en droit de se poser des questions.

    Troisième soi-disant inédit : les pots de vin et le bénitier ajouterai-je (29 mai 1897). Le bénitier a bien été payé en argent liquide, mais les échantillons de vin avaient été envoyés par le père du curé lequel curé devait encore de l'argent à Bernard Giscard qui dans une autre lettre dit que s'il est satisfait du vin il réservera la préférence à son père.

  Pour finir en beauté, on nous dit que le 10 novembre 1897, le Bérenger et le Bon Pasteur furent livrés et placés sans doute dans la cour du presbytère (!) et que Bernard utilisa un courrier flatteur de Saunière comme recommandation auprès de ses clients. Il en avait si peu des clients qu'il envoyait ses œuvres par voie maritime depuis Bordeaux jusqu'en Angleterre. Une lettre fait état de 11 caisses comprenant autels, chemin de croix, statues, marbre, via Liverpool par mer.
    Bon nombre de chercheurs sérieux me diront mieux vaut en rire car ce ne sont que des élucubrations. A chacun de décider.

    Je remercie M. André Galaup de m'avoir permis d'exprimer mon "coup de gueule" sur son site, car, tout comme lui je fais partie du"  "vivier" des rennistes qui ne se renouvelle quasiment plus….  Leur moyenne d'âge étant aujourd'hui relativement élevée." (in David Rossoni : l'Histoire rêvée de RLC". 12-2010. Books on Demand). Ce zététicien de service est - tout comme ses copains d'ailleurs -, un héros de la désinformation, mais on ne va perdre de temps à en faire la démonstration. 

                                                                             Marie-Christine Lignon .

 

Marie Christine Lignon a qui j'ai donné libre cours pour exprimer son indignation en relevant les affirmations de certains auteurs, ne fait que conforter mon sentiment à l'égard des "pisse papier" qui me rappellent aux bons souvenirs d'un ami qui me disait : "Le papier est un âne qui porte tout ce qu'on lui met dessus". Dans l'affaire de Rennes-le-Château, hélas, depuis quelques années on constate à regret que le papier n'est pas le seul.

 

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